Je vends des beats
Licence non exclusive pour la vente en volume, licence exclusive pour les deals premium.
Voir le guide Beatmaker →Vous pouvez proposer une chanson déjà écrite ou répondre à une commande. L’accord doit ensuite préciser les droits que l’artiste pourra exploiter. Une maquette livrée, un paiement et une autorisation de sortir un titre sont trois éléments à distinguer. Écrivez ce qui est vendu avant de discuter d’un prix global.
Ces repères concernent le droit français. La création d’une œuvre confère des droits à son auteur ; un contrat de prestation ne les transfère pas automatiquement, sous réserve des exceptions légales. [1]
| Situation | Ce qui est livré | Ce qui doit être convenu |
|---|---|---|
| Chanson déjà écrite | Paroles, mélodie ou maquette identifiée | Permission d’enregistrer et d’exploiter, adaptations envisagées et éventuelle exclusivité |
| Commande pour un artiste | Création répondant à un brief, avec étapes de validation | Livrables, corrections, échéances, paiement et droits sur le résultat |
| Enregistrement existant | Un master précis, éventuellement ses pistes séparées | Droits sur l’enregistrement, œuvre sous-jacente et prestations enregistrées |
Une commande peut déboucher sur une licence ou une cession de droits. Ces mots ne décrivent pas seulement un montant : examinez le périmètre écrit. Pour transmettre des droits d’auteur, l’article L131-3 exige leur identification distincte et la délimitation de leur exploitation. Le guide des licences musicales approfondit cette étape. [2]
Listez les auteurs des paroles et de la musique, les représentants éventuels et les contrats déjà signés. Pour une œuvre de collaboration, les coauteurs exercent leurs droits d’un commun accord. Un interlocuteur unique doit pouvoir expliquer son mandat ; il ne devient pas titulaire de toutes les contributions parce qu’il vous a envoyé le fichier. [3]
Si l’artiste réenregistre entièrement la chanson, le master de votre maquette n’est pas nécessairement utilisé. S’il conserve votre voix, une partie instrumentale enregistrée ou un sample, vérifiez les droits sur ces éléments. L’exploitation d’un phonogramme et celle de prestations enregistrées relèvent de droits propres au producteur et aux interprètes. [4] [5]
Préparez des lignes séparées pour le travail commandé, les dépenses acceptées et la rémunération des droits concernés. Un paiement initial peut être une rémunération de prestation ou une avance : indiquez son rôle et son éventuelle récupération. Si un pourcentage est prévu, définissez les recettes, les déductions, le responsable des comptes et les dates de versement.
La cession des droits d’auteur doit comporter une rémunération appropriée et proportionnelle aux recettes, avec des cas de forfait prévus par la loi. Il n’existe donc pas un prix forfaitaire universel qui règle automatiquement toutes les opérations. [6] Le budget discuté ne permet pas non plus de décider seul qui sera crédité comme auteur.
Dans cet exemple inventé, Léa écrit des paroles et une mélodie pour un chanteur. Elle livre une maquette avec sa propre voix, mais le projet final prévoit une nouvelle interprétation. Le brief distingue la création à livrer, les corrections incluses, les droits permettant l’enregistrement final et les crédits. La reprise de la voix de la maquette dans un remix reste une question supplémentaire à régler.
Ce scénario ne fournit aucune clause prête à signer. Il montre pourquoi « chanson payée » ne suffit pas à répondre à toutes les demandes futures : nouvelle version, publicité, traduction ou réutilisation de l’enregistrement initial.
Si vous participez aussi à l’enregistrement comme interprète rémunéré, vérifiez séparément votre engagement : il existe une présomption de contrat de travail pour le concours d’un artiste du spectacle en vue de sa production, avec les exceptions applicables. Une facture de composition ne règle pas à elle seule cette autre intervention. [7]